L’adénome de la prostate se manifeste par des symptômes urinaires (besoins fréquents d’uriner, jet urinaire faible, etc.) évoluant progressivement. Le médecin établit le diagnostic grâce à au toucher rectal. S’il n’est pas traité, l’adénome peut entraîner des complications.
La prostate mesure environ 4 cm sur 2 cm et pèse au maximum 25 voire 30 g. Au delà on parle d’hypertrophie de la prostate. Cette hypertrophie va comprimer le canal de l’urètre qui vient de la vessie et qui traverse la prostate.
Cette compression va être responsable de troubles de la miction (dysurie) :
– départ du jet urinaire retardé,
– force du jet urinaire diminuée,
– fin du jet qui « n’en finit pas ».
D’autres symptômes :
– Envies fréquentes d’uriner (pollakiurie),
– sensation de boule dans le périnée
– envies fréquentes nocturne
– envies impérieuses
Il faut consulter rapidement car si les symptômes s’accentuent ils peuvent aboutir à une rétention urinaire nécessitant en urgence la mise en place d’une sonde urinaire.
Il faut noter que l’adénome de la prostate peut s’accompagner d’une inflammation de la prostate (prostatite) et que cette dernière peut être responsable d’une aggravation des symptômes.
Il faudra effectuer aussi une recherche de germes dans les urines (ECBU avec antibiogramme) – à préférer à un test par bandelette – et traiter au plus vite cette prostatite afin de voir, après traitement les symptômes qui ont disparu et ceux qui restent. La prostatite peut expliquer à elle seule une augmentation des PSA sans qu’il n’y ait aucun cancer.
Par ailleurs, il n’y a pas de corrélation entre grosseur de la prostate et cancer.
L’examen capital est le toucher rectal (TR)
Le médecin palpe la prostate en introduisant son index, protégé par un gant, dans le rectum. Ce geste médical non douloureux permet de vérifier le volume, la surface et la consistance de la prostate à travers la paroi antérieure du rectum.
En cas d’adénome, la prostate :
- est augmentée de volume ;
- a des bords réguliers, une surface uniforme et lisse, symétrique, sans nodule ;
- présente une consistance ferme sans être dure ou pierreuse avec présence d’un sillon séparant les deux lobes de la prostate
Ces constats sont en faveur du caractère bénin de l’hypertrophie de la prostate.
Si au contraire la prostate n’est pas lisse mais bosselée, dure en certains endroits (comme de la pierre), le sillon n’est pas net, il y a de fortes chances que nous soyons en présence d’un cancer.
Il faudra compléter les examens par une échographie de la prostate et parfois par une échographie abdomino-pelvienne.
Le traitement médicamenteux classique de l’adénome de la prostate
Le traitement médical est commencé lorsque les troubles urinaires deviennent gênants et altèrent la qualité de vie.
Le traitement médicamenteux est toujours associé aux règles hygiéno-diététiques.
Il existe différentes classes de médicaments, utilisées seules ou en association, dont les principales sont :
- les alpha-bloquants (alfuzosine, doxazosine, tamsulosine, térazosine…) qui luttent contre la contraction des voies urinaires et permettent d’uriner plus facilement. Ils n’ont pas d’effet sur le volume de la prostate. Les bénéfices se font sentir au bout de deux jours de traitement.
Les effets indésirables les plus fréquents (1 à 10% des patients) de l’alfuzosine/Xatral par exemple sont :
- Des nausées ;
- Des douleurs abdominales ;
- Une hypotension orthostatique (baisse de la pression artérielle quand on passe de la position assise ou allongée à la position debout) ;
- Des vertiges ;
- Des étourdissements ;
- Des maux de tête ;
- Un malaise ;
- Une fatigue. MAIS aussi mais moins fréquents :
- Une douleur thoracique ;
- Une accélération du rythme cardiaque ;
- Des palpitations ;
- Une sécheresse buccale ;
- Une diarrhée ;
- Une somnolence ;
- Des œdèmes ;
- Une rougeur du visage ;
- Une éruption cutanée ;
- Des démangeaisons ;
- Le nez bouché. Et le Priapisme !
Contre-indications
Ce médicament ne doit pas être utilisé dans les cas suivants :
- Hypotension orthostatique ;
- Insuffisance hépatique ;
- Insuffisance rénale grave ;
- En association avec certains antiviraux, certains antifongiques et certains antibiotiques de la famille des macrolides.
- les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase (dutastéride ou finastéride) qui bloquent la fabrication de la testostérone et ainsi diminuent le volume de la prostate de 25 à 30 % au bout d’un an. Il existe fréquemment des effets secondaires : baisse de la libido et problème d’érection ;
Effets indésirables possibles FINASTERIDE TEVA
- Réaction d’hypersensibilité
- Angioedème
- Oedème des lèvres
- Gonflement de la langue
- Gonflement de la gorge
- Oedème du visage
- Baisse de la libido
- Dépression
- Anxiété
- Palpitation
- Augmentation des enzymes hépatiques
- Eruption cutanée
- Prurit
- Urticaire
- Impuissance
- Trouble de l’éjaculation
- Hypersensibilité mammaire
- Développement des seins chez l’homme
- Douleur testiculaire
- Dysfonctionnement érectile
- Hématospermie
- Infertilité masculine
- Anomalie du sperme
- Réduction du volume de l’éjaculat
- Cancer du sein
- Asthénie
- Troubles cardiaques
- Hypotension
- Hypotension orthostatique
- Etourdissement
- Somnolence
- Troubles urogénitaux
- Anomalie de la fonction sexuelle
- Infertilité
- Changement d’humeur
- Humeur dépressive
- Idée suicidaire
Les effets indésirables les plus fréquents sont l’impuissance et la baisse de la libido. Ils apparaissent habituellement au début du traitement et disparaissent chez la majorité des patients avec la poursuite du traitement.
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Une association alpha-bloquant et inhibiteur de la 5-alpha-réductase (tamsulosine et dutastéride), en seconde intention.
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Fréquents (> 1/100, < 1/10) |
Peu fréquents (1 > 1 000, < 1/100) |
Rares (> 1/10 000, < 1/1 000) |
Très rares (< 1/10 000) |
Fréquence inconnue |
| Affections du système nerveux | Sensations vertigineuses (1,3 %) |
Céphalées | Syncope | ||
| Affections oculaires | Vision floue,* déficience visuelle. * | ||||
| Affections cardiaques | Palpitations | ||||
| Affections vasculaires | Hypotension orthostatique | ||||
| Affections respiratoires thoraciques et médiastinales | Rhinites | Epistaxis* | |||
| Affections gastro-intestinales | Constipation, diarrhée, nausées, vomissements | Sécheresse de la bouche* | |||
| Affections de la peau et du tissu cutané | Éruption, prurit, urticaire | Angio-œdème | Syndrome de Stevens-Johnson | Érythème multiforme,* dermatite exfoliative.* | |
| Affections des organes de reproduction et du sein | Troubles de l’éjaculation, éjaculation rétrograde, défaillance de l’éjaculation. | Priapisme | |||
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Asthénie |
* observés après la commercialisation
Expérience après commercialisation :
Au cours d’interventions chirurgicales de la cataracte et du glaucome, des cas de pupille étroite, connue sous le nom de syndrome de l’iris flasque préopératoire (SIFP), ont été associés à la tamsulosine (voir également la rubrique Mises en garde et précautions d’emploi).
En plus des effets indésirables listés ci-dessus, des cas de fibrillation auriculaire, d’arythmie, de tachycardie et de dyspnée ont été rapportés en cas d’utilisation en association avec la tamsulosine. Il s’agit d’évènements rapportés spontanément après commercialisation au niveau mondial ; la fréquence des évènements et le rôle de la tamsulosine dans la survenue de ces événements n’a pu être déterminée de manière certain.
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet: signalement.social-sante.gouv.fr.
Les traitements dits naturels
PERMIXON Serenoa repens ou Sabal serrulata
Mécanisme d’action PERMIXON
Classe pharmacothérapeutique : AUTRES MÉDICAMENT UTILISES DANS L’HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE, code ATC : G04CX02. (G : système génito-urinaire et hormones sexuelles)
Des travaux expérimentaux, (réalisés chez l’animal ou in vitro sur des cellules prostatiques) ou cliniques (réalisés chez des patients souffrant d’hypertrophie bénigne de la prostate), ont montré que l’extrait lipido-stérolique de Serenoa repens :
· présente des propriétés d’inhibition non compétitive de la 5 α-réductase (type 1 et 2), enzyme transformant la testostérone en son métabolite actif, la dihydrotestostérone ;
· inhibe la formation de prostaglandines et de leucotriènes (mis en évidence sur des polynucléaires) ;
· freine la prolifération de cellules provenant d’hyperplasie bénigne de la prostate, et stimulées par des facteurs de croissance.
Son action sur la cascade de l’acide arachidonique et les effets observés sur certaines cytokines inflammatoires expliquent l’activité anti-inflammatoire observée aussi bien sur les modèles animaux que sur l’hyperplasie bénigne de la prostate.
Certes les gélules contiennent du dioxyde de titane mais on peut à la rigueur ouvrir la gélule et gratter le produit qui s’y trouve. Je ne pense pas que cela soit nécessaire. Pour une bonne efficacité il faut prendre 2 gélules matin et 2 gélules le soir.
Sabal serrulata peut se prendre en TM (Teinture-mère) 10 à 15 gtes 3 fois par jour
En homéopathie il existe d’autres remèdes :
Chimaphylla umbellata (Pirolle en ombelle)
Senasation de s’asseoir sur une boule (grosse prostate)
Miction difficile à déclencher. Le patient doit écarter les pieds et pencher le corps en avant
Infection urinaire : urines troubles (associer Chimaphylla à Uva ursi, la busserolle et Populus tremula)
Sabal serrulata
Grosse prostate avec mictions fréquentes et difficiles surtout la nuit.
Conium maculatum
grosse prostate avec jet intermittent chez des sujets sans rapports sexuels (continence sexuelle prolongée). Aggravation par l’alcool
Pour que l’homéopathie agisse avec un maximum d’efficacité il faut prescrire des remèdes de fond (Lycopodium, Sepia, Sulfur, Nux vomica etc.) et des remèdes de terrain (Tuberculinum residuum, Medorrhinum, Psorinum ; Luesinum… ) que seul un médecin homéopathe aguerrit pourra prescrire après un interrogatoire poussé sur votre mode de vie et vos antécédents personnels et familiaux
On se trouvera bien également de prendre des graines de courge (une poignée deux fois par jour)
De l’extrait hydro-alcoolique d’Epilobe à feuille étroite 25 gouttes 3 fois par jour
Enfin traitement par participation du patient
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- Musculation régulière du périnée par contraction régulière et répétée du sphincter anal.
La contraction du sphincter anal couché sur le dos genoux fléchis.
Contractez au maximum les muscles du plancher pelvien, comme si vous vouliez retenir un gaz. Tenez la contraction de 5 à 10 secondes, tout en respirant. Relâchez complètement durant 10 secondes et recommencez. Indications – Faites 3 séries de 10 contractions 3 à 4 fois par jour.
Après un certain entraînement vous pourrez arriver à sentir vos testicules remonter. Le massage de la racine du pénis (corps caverneux et spongieux) associé à l’entraînement musculaire favorise le contrôle de la miction.
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- Lorsque vous avez envie d’uriner, n’y allez pas et attendez au maximum quand vous êtes chez vous. Contractez votre périnée. Cela vous préparera à savoir vous retenir quand vous êtes à l’extérieur
En résumé : Il faut traiter le plus tôt possible les désordres urinaires créés par une modification du volume de la prostate. Il faut avoir un bon plancher pelvien.
Les traitements médicamenteux chimiques ne sont à utiliser qu’après échec des traitements physiologiques et médicamenteux homéopathiques et phytothérapiques.
Il ne faut pas accepter l’adversité : battez-vous.



